"un épais tapis chinois rosâtre dans lequel une taupe aurait pu passer une semaine sans que son nez dépasse des poils".

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore.
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.
Des nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre.
Les étoiles brillent toujours
Mais les yeux se sont remplis d'ombre.
Oh! Qu'ils aient perdu le regard?
Non, non cela n'est pas possible:
Ils se sont tournés quelque part,
Vers ce qu'on nomme l'invisible.
Et comme les astres penchant
Nous quittent mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leur couchant
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent...
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.
Sully Prudhomme
“No man is an island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of
the main. If a clod be washed away by the sea, Europe is the less, as well as if a promontory were, as well as if a manor of thy friend’s or of thine own were. Any man’s death diminishes me,
because I am involved in mankind; and therefore never send to know for whom the bell tolls; it tolls for thee…”
Meditation 17, Devotions Upon Emergent Occasions (1624)
John Donne
