Dimanche 14 décembre 2008
Paasilinna nous entraîne à nouveau dans une histoire loufoque. Oskari Huuskonen, tout pasteur qu'il est, n'en demeure pas moins un homme dans une situation
délicate. Ses ouailles ont eu la formidable idée de lui offrir un ourson devenu orphelin dans une scène d'un délicieux cocasse, ourson nommé Belzeb (!) et auquel il va s'attacher comme à un chien
fidèle. Déclencheur d'une situation qui couvait déjà, car Huuskonen, la foi vacillante et le verbe haut, est déjà un homme de Dieu atypique dont l'attitude explique sans doute sa présence dans un
trou perdu de Finlande.
Huuskonen noie les ennuis dans la pratique du javelot ascensionnel, la construction d'une tanière pour Belzeb qui deviendra d'ailleurs son deuxième foyer, la relation pas très catholique avec une
jeune biologiste, l'alcool bien sûr. Il n'en faut pas plus pour déplaire à sa femme et à l'évêque. Alors quand on a rien à perdre pourquoi ne pas embarquer sur un bateau pour une épopée
ubuesque!
Outre la vision critique d'une Eglise hypocrite et d'une société toute en conventions, c'est un régal d'humour à prendre au 23ème degré si l'on ne veut pas se sentir sombrer dans l'absurde et le
ridicule, si l'on veut continuer à croire à cet ours domestique et aux tribulations de son maître.
Par Mlle Georges
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Publié dans : chroniques livresques
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