Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation.
Ernest Hemingway

Le chaos calme: désordre incessant avec lequel les enfants sortent de l'école ou jouent dans la cour, ce désordre que nous ne comprenons pas
et qui, pourtant, semble fonctionner, dont les membres en connaissent les codes et à l'intérieur duquel ils se meuvent avec aisance.
Le danger s'était éloigné. Pippo ? L'enfant ne répondit pas. Matteo se sentit pâlir d'un coup. Il se mit à genoux. Sa chemise était baignée de sang. Pippo ? L'air lui
manqua. Son fils ne bougeait pas, restait face contre terre, inerte. Pippo ? Il cria. Il ne savait pas que faire. Il cria. Parce qu'il ne savait pas comment empêcher ce sang qu'il aimait de
continuer à se répandre sur le trottoir.
Emil Zatopek. Un jeune tchèque apprenti à l'usine et qui a horreur du sport. Sauf que quand il n'a pas le choix, quand l'occupant nazi organise un cross-country, Emil, en garçon
consciencieux, y participe et s'en sort honorablement. Jusqu'aux premières victoires locales, jusqu'aux premiers championnats du monde en 46 à Oslo, jusqu'à la médaille d'or pour les 10 000 mètres
aux jeux olympiques de Londres en 48, jusqu'à devenir une icône nationale, un phénomène international, jusqu'à la triple médaille d'or à Helsinki. Instrument de propagande du Parti et voix d'une
insurrection qui lui coûtera cher tout à la fois, Zatopek reste cette légende au corps dégingandé et au masque de souffrance qui court en dépit du bon sens et gagne, gagne, gagne...
Couverture racoleuse pour titre non moins suspect. Dommage. On se demande un peu quand on l'ouvre: Sherry Seymour, professeur dans le département
d'anglais d'une petite université du Middle West, troublée par un mot laissé dans son casier par un admirateur secret le jour de la Saint-Valentin. On tient du lourd là: n'aura-t-on pas un peu
honte d'avoir lu ça quand même?