Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation.
Ernest Hemingway

A Icamole, alors que les villageois prient pour le retour de la pluie, Lucio le bibliothécaire lit sans concessions les ouvrages envoyés par le gouvernement, jetant aux
cafards avec rage tous ceux qu'il n'estime même pas dignes de brûler, car le feu « confère à un livre prétentieux l'utilité de produire de la chaleur, la gloire de devenir lumière. »
(p.47)
Babe Ruth, célèbre star du baseball, joue pour les Sox entre deux cuites.
Dépucelage accompli. Sans doute en proie aux affres du doute et de la crainte du traumatisme, je dois dire que la SF était pour moi un domaine inconnu: à peine de quoi
faire illusion devant le client du dimanche, et encore, ne me demandez pas de faire un résumé! Alors il fallait ça, un entremetteur bienveillant qui me fasse le formidable cadeau d'une éblouissante
lecture, et quoi de plus précieux que ces moments de délice...
Paasilinna nous entraîne à nouveau dans une histoire loufoque. Oskari Huuskonen, tout pasteur qu'il est, n'en demeure pas moins un homme dans une situation
délicate. Ses ouailles ont eu la formidable idée de lui offrir un ourson devenu orphelin dans une scène d'un délicieux cocasse, ourson nommé Belzeb (!) et auquel il va s'attacher comme à un chien
fidèle. Déclencheur d'une situation qui couvait déjà, car Huuskonen, la foi vacillante et le verbe haut, est déjà un homme de Dieu atypique dont l'attitude explique sans doute sa présence dans un
trou perdu de Finlande.
